Jointoiement carrelage extérieur : comment réaliser des joints de terrasse ?

avril 14, 2026

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Poser du carrelage en extérieur représente un investissement conséquent. Beaucoup de bricoleurs soignent la pose des carreaux, puis bâclent l’étape finale : le jointoiement. Constat ? Des carreaux qui se soulèvent au premier gel, des infiltrations d’eau sous la dalle, des fissures précoces. Le mortier de jointoiement n’est pas une simple finition esthétique — c’est le garant de la durabilité de votre terrasse face aux agressions climatiques. Voici comment procéder correctement, étape par étape.

Jointoyer un carrelage extérieur demande rigueur et bons matériaux pour garantir la durabilité. Les points clés à retenir :

  • Choisir un mortier adapté : imperméable et flexible, idéalement époxy bicomposant pour les zones exposées aux intempéries.
  • Préparer soigneusement le support : joints propres, profonds, et dalle inclinée à 1,5 % minimum pour l’écoulement des eaux.
  • Respecter les délais : attendre 24 heures après la pose, appliquer entre 5°C et 30°C, laisser sécher 24 à 48 heures.
  • Entretenir régulièrement : savon noir, bicarbonate, vinaigre blanc — sans karcher sur les joints souples.
  • Protéger durablement avec un traitement hydrofuge après séchage complet.

Choisir le bon matériau pour le jointoiement de carrelage extérieur

Tous les mortiers de jointoiement ne se valent pas. Pour une terrasse exposée aux intempéries, le produit doit réunir deux qualités fondamentales : l’imperméabilité et la flexibilité. L’imperméabilité prévient la prolifération de bactéries et de moisissures, tandis que la flexibilité absorbe les contractions et dilatations dues aux variations thermiques. Un pictogramme est généralement inscrit sur les emballages pour signaler l’adaptation à un usage extérieur — vérifiez-le systématiquement.

Deux grandes familles de matériaux s’offrent à vous. D’un côté, les matériaux granulaires comme le sable polymère ou le sable de quartz : perméables, peu coûteux, simples à mettre en œuvre, ils s’adaptent bien aux terrasses en pavés ou en pierre naturelle. Ils présentent toutefois des limites — ils favorisent les mauvaises herbes et doivent être renouvelés plus fréquemment. De l’autre, les matériaux à élasticité permanente, dont les mortiers époxy bicomposants : plus résistants, sans mauvaises herbes, faciles à entretenir, mais plus coûteux et délicats à poser. Attention, le mortier de béton classique est formellement déconseillé : son manque d’élasticité provoque des fissures dans les dalles avec le temps.

Pour les joints soumis à de fortes contraintes, les mortiers époxy représentent la solution la plus performante. Voici un comparatif de quelques produits du marché :

Produit Type Prix indicatif TTC Usage principal
Fugalite Bio Résine hypoallergénique à base d’eau 34,52 € à 64,20 € Zones extérieures, piscines
Starlike Evo Classic Époxy bicomposant antiacide 49,55 € à 99,99 € Sols intensifs, grès cérame
Kerapoxy Easy Design Époxy joints larges (jusqu’à 15 mm) 68,80 € Larges joints, esthétique
Fugabella Professionnel Minéral époxy pour milieux industriels 151,79 € Environnements exigeants

La largeur du joint conditionne aussi le choix du produit. La norme prévoit 4 mm minimum pour un joint standard, 2 mm pour des carreaux rectifiés, et les résines époxy acceptent des joints allant jusqu’à 15 mm. Si vous réalisez simultanément d’autres travaux structurels, sachez que percer un mur porteur suit également des règles techniques strictes qu’il ne faut pas négliger.

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Comment préparer le support et appliquer les joints de terrasse

Avant toute mise en œuvre, la préparation du support conditionne la réussite du jointoiement. Les joints doivent être propres, exempts de colle et leur profondeur doit atteindre au moins la moitié de l’épaisseur des carreaux. En sol extérieur, la dalle doit présenter une pente minimale de 1,5 % pour assurer le bon écoulement des eaux de ruissellement. Ce point est souvent négligé, pourtant il prévient la formation de flaques et les dégâts liés au gel. Pour aller plus loin sur la conception d’une terrasse béton bien drainée, consultez notre guide sur comment faire une terrasse en béton contre sa maison.

Attendez 24 heures minimum après la pose des carreaux avant de procéder au jointoiement. La température d’application doit rester entre 5°C et 30°C — évitez les journées de forte chaleur ou de gel. Préparez le mortier en versant d’abord l’eau dans le seau, puis en ajoutant la poudre. Malaxez à vitesse lente, puis augmentez progressivement. Respectez un temps de pose de quelques minutes avant utilisation, puis remalaxez brièvement pour activer les additifs chimiques.

Pour l’application, voici les étapes à suivre :

  1. Appliquez le joint entre les carreaux à l’aide d’une taloche, en travaillant toujours en diagonale par rapport aux joints.
  2. Lissez avec une taloche en caoutchouc et éliminez le surplus immédiatement.
  3. Laissez sécher quelques minutes, puis passez un chiffon sec pour retirer les premiers résidus.
  4. Environ 30 minutes après, nettoyez l’excédent avec une éponge humide.
  5. 24 heures plus tard, passez une serpillère pour éliminer les dernières traces.

Pour les surfaces instables, notamment si vous rencontrez le problème des dalles sur lit de sable qui bougent, il faut d’abord stabiliser le support avant tout jointoiement — sans quoi les joints se fissureront rapidement.

Séchage, entretien et protection des joints extérieurs

Le respect des délais de séchage est non négociable. De façon générale, comptez entre 24 et 48 heures de séchage complet avant tout usage. À titre indicatif, pour un joint souple universel, la remise en service pour circulation piétonnière s’effectue après 4 heures, pour une circulation normale après 16 heures, et avant toute immersion, patientez 7 à 10 jours. Ne marchez pas sur la terrasse durant cette période.

L’entretien régulier des joints prolonge considérablement leur durée de vie. Pour nettoyer une terrasse carrelée, mélangez 3 litres d’eau chaude avec 3 bouchons de savon noir, puis brossez énergiquement. Pour les taches tenaces, appliquez une pâte de savon noir et de bicarbonate de soude, laissez agir 1 heure, brossez et rincez. Contre la mousse, pulvérisez un mélange à 50 % d’eau et 50 % de vinaigre blanc, laissez agir puis brossez.

Évitez le nettoyage au karcher sur les joints souples — la pression détériore le matériau. Si des moisissures apparaissent, un traitement fongicide s’impose. Pour renforcer durablement l’étanchéité, appliquez un traitement hydrofuge sur les joints après séchage complet. Enfin, sachez que le mortier se conserve 1 an maximum dans son emballage d’origine fermé, à l’abri de l’humidité — n’achetez donc pas plus que nécessaire. Si vos joints présentent des fissures ou un aspect dégradé après plusieurs années, ne tardez pas à les rénover : les rainures doivent être entièrement libérées avant toute repose.

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